Projet d’Appui à la transformation de l’Agriculture guinéenne – PATAG-EJ

Le Projet d’Appui à la Transformation de l’Agriculture Guinéenne et l’Entrepreneuriat Agricole des Jeunes (PATAG EAJ) est conçu dans le cadre d’une démarche participative et inclusive qui a associé l’ensemble des parties prenantes, notamment les organisations de producteurs, les collectivités locales et les services techniques déconcentrés de l’Administration publique. Il met un accent particulier sur les thématiques : (i) infrastructures hydro-agricoles et d’accès au marché, (ii) développement des chaînes de valeur, (iii) emploi décent des jeunes, l’autonomisation et la promotion du leadership des femmes et (iv) amélioration de la résilience et adaptation aux effets des changements climatiques.

L’objectif global du PATAG EAJ est de contribuer à asseoir une croissance économique forte et inclusive.
Les objectifs spécifiques sont de contribuer au développement des chaines de valeur agricoles et agro-industrielles intelligentes faces aux climats, et à la promotion de l’entreprenariat agricole des jeunes dans les préfectures de Boké et de Boffa.

Les principaux résultats attendus sont : au-delà des infrastructures de base structurantes qui seront réalisées (237 ha d’aménagement de bas-fonds avec 25 ha de maraîchage en contre saison sur puits de surface, 50 ha pour la production de semences, 15 ha de jardins féminins et 31 ha de périmètres maraîchers modernes pour les jeunes, 65,5 km de pistes de désenclavement, 1 marché hebdomadaire/centre de groupage, 2 marchés (étals), 6 magasins et 2 boutiques intrants.), le projet appuiera 20 unités de transformation de produits agricoles et contribuera à la diffusion de 25 techniques innovantes pour l’augmentation de la productivité (TAAT), l’amélioration du stockage et la promotion de la transformation des produits alimentaires seront développées et diffusées. Ces interventions seront accompagnées d’un renforcement des capacités locales et organisationnelles, et d’une attention spécifique à la création de la valeur ajoutée, l’emploi et l’entreprenariat des jeunes et à l’autonomisation des femmes. Le projet touchera 1000 jeunes et femmes, 5000 producteurs, 200 semenciers, 100 groupements et 20 unions de producteurs.
Les autres cibles directes sont les artisans, les transformateurs/trices, les commerçant(e)s, les jeunes entrepreneurs, les élèves des cantines scolaires pilotes, divers prestataires de services et ONGs, etc.
Ainsi, le PATAG-EAJ touchera une population de 39 252 bénéficiaires directs et 247 287 bénéficiaires indirects par les différentes activités prévues.

Les objectifs du projet seront atteints à travers la mise en œuvre de trois (03) composantes à savoir :
Composante 1 : Modernisation et développement des infrastructures agricoles avec Cinq (5) sous composantes. (Sous-Composante 1.1 : Aménagements de bas-fonds, (Sous-Composante 1.2 : Aménagement de pistes et désenclavement, Sous-Composante 1.3 : Réhabilitation/développement de périmètres maraîchers, Sous-Composante 1.4 : Protection des bassins versants, Sous-Composante 1.5 : Infrastructures agricoles et sociales).
Composante 2 : Développement des chaines de valeur et de l’entreprenariat agricole des jeunes avec trois Sous-Composantes : (Sous-Composante 2.1 : Appui à la production et à la productivité, Sous-Composante 2.2 : Promotion de la transformation et de l’accès au marché,
Sous-Composante 2.3 : Développement de l’entreprenariat agricole et, Sous-Composante 2.4 : Appui à la Gouvernance du secteur agricole).

Composante 3 : Gestion du projet : ((i) Coordination des activités du projet, (ii) gestion administrative, comptable et financière, (iii) acquisition des biens, travaux et services, (iv) mise en place d’un plan de communication, et (v) suivi-évaluation de l’exécution du projet.

Le groupe cible du projet est constitué de petits producteurs, en particulier des femmes et des jeunes, qui constituent l’essentiel des couches vulnérables en matière d’insécurité alimentaire et nutritionnelle et de pauvreté.

Les directions techniques du MAE, assureront le suivi de la mise en œuvre des activités en concertation avec les services décentralisés. Des conventions de partenariat seront signées avec : la DNA (certification de semences), la DNGR (suivi des infrastructures), l’ANPROCA (appui conseil et OP), l’IRAG (recherche développement), l’AGUIPE (emplois et entreprenariat de jeunes), BGACE (suivi environnemental) etc. Le BSD assurera le suivi externe du Projet. Ces structures qui bénéficieront d’un renforcement de leurs capacités et ajusteront au besoin leurs dispositifs opérationnels pour permettre un suivi rapproché sur le terrain. Une convention sera aussi établie avec le BGEEE pour le suivi environnemental du projet. Le projet veillera aussi à impliquer étroitement les directions préfectorales de l’Agriculture et les BTGR de Boké et Boffa. Des prestataires de services privés (entreprises, bureaux d’études, ONG, consultants individuels, etc.) seront chargés de la fourniture de certains travaux, biens et services, dans le respect des modes d’acquisition définis dans les accords de financement. Les populations participeront à certains travaux HIMO (digue de ceinture, haies vives, entretien courant), sous l’encadrement d’ONG spécialisées et avec l’appui du service de la direction générale des forêts et faunes.

Le Projet interviendra dans les préfectures de Boffa et Boké et ciblera des zones pauvres, à fortes potentialités agricoles et à fort enclavement notamment dans la Commune Urbaine de Boké, les Communes Rurales de Kollaboui, de Dabiss, Préfecture de Boké et dans les Communes Rurales de Koba, Kolia et de Lisso, Préfecture de Boffa.

Durée : 4 ans

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