Discours de Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage à l’occasion de l’installation officielle du Comité National Multisectoriel de Nutrition (CNMN) mercredi 30 juin 2021, à l’hôtel Palm Camayenne. Lisez !

Discours de Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage à l’occasion de l’installation officielle du Comité National Multisectoriel de Nutrition (CNMN) mercredi 30 juin 2021, à l’hôtel Palm Camayenne. Lisez !

– Excellence Monsieur le Premier Ministre, chef de Gouvernement,
Président du Comité National Multisectoriel de Nutrition (CNMN)

– Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;

– Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions
Internationales ;

– Distingués Invités ;

– Mesdames et Messieurs.

C’est avec beaucoup d’honneur que je participe aujourd’hui à l’installation officielle du Comité National Multisectoriel de Nutrition présidée par son Excellence Dr Kassory FOFANA, Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Ma participation en tant que Ministre délégué à la Présidence chargé de l’Agriculture et de l’Elevage est une occasion pour moi de préciser l’importance de la sécurité alimentaire dans la nutrition.

La malnutrition constitue un problème de santé publique. Elle est la résultante d’une alimentation inadéquate due à des pratiques alimentaires inappropriées. Plusieurs personnes consomment trop peu d’aliments riches en nutriments les rendant ainsi plus vulnérables aux infections qui entraînent de nombreux décès

Pour faire face à cette réalité, il est important d’augmenter et de diversifier la production alimentaire et de la rendre plus accessible cela permettrait d’améliorer sensiblement la situation nutritionnelle. Il faut produire davantage d’aliments riches en micronutriments essentiels, largement disponibles et accessibles à tous pendant toute l’année.

La diversification agricole et alimentaire par nos populations comprend une série d’activités qui peuvent améliorer la disponibilité d’aliments nutritifs plus abondants et plus variés.

Nous pouvons citer entre autres de ces activités :

– La pratique des cultures associées qui présentent dans la plupart des cas des avantages dans des cultures pures juxtaposées avec une meilleure utilisation des ressources du sol, une meilleure protection du sol contre les agents climatiques et qui limitent les mauvaises herbes et dans certains cas des maladies et insectes qui se propagent plus aisément en culture pure ;

– La promotion des systèmes d’agricultures intégrées qui vise à minimiser le recours aux intrants extérieurs à l’exploitation agricole par la mise en œuvre d’une diversité d’ateliers de production, de rotations longues et diversifiées, de restitutions des résidus de cultures ou des déjections animales au sol ;

– L’Introduction de nouvelles cultures, comme celle du soja, qui entraîne le rallongement des rotations, une bien meilleure gestion du salissement des parcelles, plus d’équilibre dans la fertilité des sols et plus de qualité dans les aliments ;

– la vulgarisation de production d’aliments traditionnels sous-exploités et jardinage traditionnels qui sont encore aujourd’hui d’importantes sources de micronutriments dans les communautés rurales. Les familles pauvres puisent la plupart de leurs nutriments dans les aliments végétaux, qui sont moins chers et plus accessibles

– La promotion d’élevage de petits bétails et volailles qui aident à augmenter la quantité de protéines d’origine animale du régime alimentaire. Les produits animaux sont aussi de bonnes sources de micronutriments, aptes à contribuer valablement au contrôle et à la prévention des carences spécifiques ;

– La modernisation de la conservation et du stockage des fruits et des légumes, qui permet une diminution des pertes, du gaspillage et de l’effet des saisons. Le séchage de certains aliments riches en nutriments, peut permettre d’améliorer le revenu et la situation nutritionnelle des familles.

– Le perfectionnement des petites usines de transformation agricole et alimentaire qui permet d’améliore la digestibilité des aliments et d’étendre leur disponibilité au delà de la zone et de la saison de production.

Excellence Monsieur Le Premier Ministre,

Malgré les efforts déployés par l’Etat guinéen avec l’appui des partenaires techniques et financiers pour l’élaboration de la politique Nationale d’alimentation et de nutrition, des défis importants restent encore à relever pour assurer efficacement la sécuritaire alimentaire dans notre pays.

L’insécurité alimentaire n’est pas seulement un problème de disponibilité des denrées en Guinée. L’insécurité alimentaire est due aussi à l’insuffisance du financement, à l’enclavement des zones de production, aux coutumes alimentaires, à la mauvaise gestion des revenus et des stocks alimentaires, à la conservation et la transformation inappropriées à une consommation inégale au sein des ménages.

Pour ma part, je voudrais rassurer votre Haute Autorité que le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage est déterminé à accompagner le Comité National Multisectoriel de Nutrition et les autres acteurs impliqués dans ce processus pour garantir la mise en œuvre efficace et efficiente des engagements de la politique nationale de nutrition, à travers une gestion axée sur les résultats ; Cela permettra de générer des effets tangibles et pérennes pour réduire la pauvreté et éradiquer la sous-alimentation ainsi que ses conséquences économiques et socio-sanitaires pour l’amélioration de l’état de santé de la population guinéenne.

Vive le Président, Professeur Alpha CONDE.

Vive la Coopération Internationale.

Je vous remercie

Précédent Discours de Monsieur le Ministre lors de l’atelier de clôture de la « SIXIEME SESSION STATUTAIRE DU COMITE OUEST AFRICAIN DES SEMENCES ET PLANTS (COASEM) », mercredi 30 juin 2021 a l’hôtel Noom. Lisez !

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